Étude de la résistance bactérienne responsable des infections génitales féminines au CHU Bogodogo (Burkina Faso) : profil de résistance des isolats cliniques.

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SM Savadogo
et al

Résumé

Introduction : les infections du tractus génital féminin constituent un problème majeur de santé publique, en raison de leur fréquence, de leur impact sur la qualité de vie et de leurs complications potentielles. L’objectif est de déterminer le profil de résistance des bactéries responsables infections du tractus génital féminin. Méthodologie : il s’agit d’une étude rétrospective, descriptif, couvrant une période de six (06) ans, allant du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2024 au centre hospitalier universitaire de Bogodogo. Elle   a concerné les femmes chez qui un prélèvement vaginal avait été prescrit dans le cadre de leur prise en charge médicale. Le prélèvement vaginal a été effectué par écouvillon stérile. Les échantillons ont subi examen macroscopique, microscopie directe (Gram), cultures sur milieux usuels/enrichis, puis identification bactérienne par morphologie, tests biochimiques et galeries API. La sensibilité aux antibiotiques a été déterminée par diffusion sur gélose selon recommandations CA-SFM 2024. Résultats : au total, 1 860 femmes ont été examinées, parmi lesquelles 585 prélèvements vaginaux se sont révélés positifs, soit une prévalence de 31,45 %.L’âge moyen des participantes était de 28 ± 8 ans (extrêmes : 15 à 66 ans). La flore pathogène était dominée par les bacilles à Gram négatif (60,7 %), principalement Escherichia coli 176(30,1 %) et Klebsiella pneumoniae 71(12,1%).Les cocci à Gram positif représentaient 39,3 % des isolats, menés par Staphylococcus aureus (16,8 %), suivis des staphylocoques à coagulase négative (9,74 % ; 57 cas) et d’Enterococcus faecalis (8,2 %).Les BGN montraient une forte résistance aux bêta-lactamines, mais une sensibilité relative aux carbapénèmes. Les CGP présentaient des résistances marquées à la pénicilline G (95,5 %), la céfoxitine (46 %) et l’érythromycine (67,7 %), avec une bonne sensibilité au linézolide et au méropénème. Conclusion : l’identification microbiologique au cours des infections génitales féminines des agents responsables est essentielle pour un diagnostic précis et une prise en charge adaptée. Dans un contexte d’antibiorésistance croissante, l’actualisation régulière des données locales demeure indispensable pour orienter les stratégies thérapeutiques

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Comment citer
1.
Savadogo S, al et. Étude de la résistance bactérienne responsable des infections génitales féminines au CHU Bogodogo (Burkina Faso) : profil de résistance des isolats cliniques. Rev Mali Infectiol Microbiol [Internet]. 27 avr. 2026 [cité 27 sept. 2026];21(1):34-42. Disponible à: https://www.revues.ml/index.php/remim/article/view/3321
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