Profil épidémiologique, clinique et évolutif de la rage humaine à Abidjan, Côte d’Ivoire, de 2010 à 2022
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Abstract
Introduction : La rage humaine représente une priorité de santé publique malgré l’efficacité reconnue de la prophylaxie post-exposition (PPE). Cette étude visait à décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques et évolutives des cas enregistrés à Abidjan, Côte d’Ivoire. Méthode : Une étude transversale descriptive collecte rétrospective portant sur les cas suspects de rage a été conduite au Service des Maladies Infectieuses et Tropicales d’Abidjan entre janvier 2010 et décembre 2022. Les données provenaient des dossiers médicaux, registres d’hospitalisation et de décès. L’analyse statistique a été réalisée avec Excel et Epi Info™ 7.2.2.6. Résultats : Au total, 22 cas de rage humaine ont été recensés sur 13 ans, soit une moyenne annuelle de 2 cas. Les patients étaient majoritairement masculins (63,6 %), avec un âge moyen de 26,8 ans ± 14,9 (extrêmes 7-60 ans). La plupart résidaient en zone urbaine (73 %) et plus de la moitié étaient non scolarisés (55 %). Le chien constituait l’unique vecteur identifié, dont 59 % étaient errants. La morsure représentait le mode principal de transmission (95 %), siégeant aux membres supérieurs (55 %) et inférieurs (45 %). Le délai d’incubation moyen était de 45,6 ± 10,6 jours, (extrêmes 20-102 jours). La forme furieuse dominait (95 %). Aucun patient n’avait reçu une PPE complète, et le décès est survenu chez l’ensemble des cas en moyenne 1,45 ± 1,8 jour, extrêmes [1-8 jours] après l’admission. Conclusion : La persistance de la rage en Côte d’Ivoire souligne l’urgence de renforcer l’accessibilité à la PPE et de promouvoir la vaccination canine de masse comme piliers de son élimination
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