Prévalence de la co-infection par le virus de l’hépatite D chez les jeunes donneurs de sang porteurs de l’antigène HBs à Bobo-Dioulasso, Burkina Faso
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Résumé
Les données sur sa prévalence au Burkina Faso demeurent limitées et non actualisées, notamment chez les
jeunes donneurs de sang, d’où la réalisation de cette étude. Méthodes : Une étude transversale descriptive a
été conduite au Centre Régional de Transfusion Sanguine (CRTS) de Bobo-Dioulasso de janvier à décembre
2017, en collaboration avec le laboratoire de virologie du CHU d’Angers (France). Les donneurs scolaires
éligibles ont été dépistés pour l’antigène HBs (AgHBs) par chimiluminescence (Architect i1000SR, Abbott)
et confirmés par ELISA (Bio-Rad). Les sujets positifs ont été revus à six mois pour confirmer la chronicité
(AgHBs persistants) et testés pour les anticorps anti-VHD (ELISA Diasorin). Résultats : Parmi 2 880
donneurs (âge moyen 22,7 ± 3,5 ans; 63,8 % d’hommes), 250 (8,68 %) étaient positifs pour l’AgHBs. Après
suivi, 63 (82,9 %) des 76 donneurs revus présentaient une infection chronique. La séroprévalence anti-VHD
chez ces porteurs chroniques était de 4,8 % (3/63), correspondant à une co-infection estimée à 0,35 % (10/2
880) dans la population totale. Tous les sujets positifs étaient asymptomatiques, sans anomalies biologiques
notables. Conclusion :Chez les jeunes donneurs de sang de Bobo-Dioulasso, le VHB reste hautement
endémique et la co-infection VHB/VHD, bien que faible, demeure présente. Ces résultats appuient
l’intégration du dépistage du VHD dans le suivi des porteurs chroniques du VHB, le renforcement de la
vaccination anti-VHB (dose à la naissance) et la réalisation d’études multicentriques avec confirmation
moléculaire du VHD.
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